Drame·Film·Historique

Preuve qu’il est possible de raconter deux histoires en même temps

550863Colonia, c’est l’histoire d’une dictature dont on ne parle, finalement, pas si souvent. Florian Gallenberger nous offre ici sa vision d’une histoire vraie, celle de la Colonia Dignidad et de sa relation avec le Chili de Pinochet.

Je pose la carte « Honnêteté » et reconnais que jusqu’à ce que je vois ce film, je n’avais aucune idée de cette fameuse colonie, mixe entre un camp de vacances et un goulag. Peu évoqué, du moins de notre côté de l’océan, le cas du Chili n’a pas à envier ses confrères du vieux continent. Et cela, l’histoire de Lena (Emma Watson) et Daniel (Daniel Brühl) compte bien vous le faire comprendre. Lire la suite « Preuve qu’il est possible de raconter deux histoires en même temps »

Drame·Film·Romance

Soft-porn non assumé

fifty_shades_of_grey_posterJe donne à ce chef-d’œuvre la note de 3/10 et je n’en ferai pas plus vu la perte de temps que ce film fut déjà.

1 – Un scénario vide. On suit le manque d’action en se demandant quand cela va vraiment commencer. Quand cela semble bouger un peu, on se rend compte que le film est, j’adore vraiment dire ça, le cul entre deux chaises. Maso, mais pas trop, faudrait pas choquer les PEGI 12 autorisés à entrer dans la salle. Scène de « sexe », même refrain. Et on déboule sur le dénouement comme une femme devant un éjaculateur précoce, mêlant surprise et déception : « Ah … bon. Déjà ? » Entre vide de sens et fainéantise intellectuelle, où doit-on se placer ?

2 – Des acteurs oubliables au possible si ce n’était l’apparition récurrente des seins et des fesses de ladite Anastasia. Comme quoi, quand on n’a rien à dire et qu’on est une gourdasse ventant le fait que tant que le portefeuille est plein, tout va bien, autant se foutre à poil. ça compense. Et attention, ici je parle du personnage. Je ne peux pas juger de l’actrice sur sa non-performance.

3 – Une bande-son sympathique pourtant qui aurait pu aider à porter ce film qui, malgré l’apparente pauvreté de l’oeuvre originale, pourrait offrir plus. Les souffrances de Christian ? L’incertitude d’Anastasia ? Pourquoi ? Qui ? Comment ? Ah, non. Tant pis.

En conclusion, un film en total paradoxe avec la société actuelle, où l’on gueule parce que « mademoiselle », c’est sexiste, mais se faire fouetter par un milliardaire, ça émoustille les ménagères en manque de perversité grand publique. Comme quoi, l’argent achète bien des choses…

Drame·Film

Not my fucking tempo !

1200x630bbPour l’ignorant en Jazz que je suis, le titre m’a plutôt effrayé, pensant que Christian Grey allait, encore, venir ruiner un de mes visionnages. J’adore me tromper ainsi.

L’histoire d’un jeune artiste souhaitant réussir. L’histoire fut vue et revue à un point qu’on s’en lasserait presque. Attention, j’ai dit « presque ».

Ce « presque » comprend une narration parfaitement maîtrisée où l’on ne perd pas une seconde le fil de l’histoire. Un crescendo bien mesuré, « Not my fucking tempo ! », qui nous emmène du petit étudiant batteur sympathique, un peu timide, vers le batteur confirmé, obsédé et confus.

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Anime·Drame·Fantasy·Série

Quand ce n’est pas fou, mais qu’on aime malgré tout

30327Adapté du jeu de story telling éponyme, Fate/Stay Night est un anime nous racontant l’histoire de la 5e Guerre du Graal où devront s’affronter 7 magiciens, le gagnant recevant un tour gratuit et un souhait au choix.
Pour s’affronter, nos magiciens reçoivent l’aide de Servants, héros des temps jadis (ou pas), qui doivent se zigouiller entre eux jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Et là, paf, ça fait des Chocapics !

Dans un lointain passé, épris par ma passion de faire les choses dans le désordre, je m’étais penché sur le cas de Fate/Zero, prequel à celui-ci. Je n’y reviendrai pas. D’un, ça fait longtemps. De deux, ce n’est pas la question. Cependant, seul détail que je révélerai : bordel qu’est-ce que c’était bien.

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Drame·Film·Historique·Romance

Romance colonialiste en demi-teinte

mv5bmtu2oty5ntm3m15bml5banbnxkftztgwmda1mdyxnje-_v1_uy268_cr30182268_al_À croire que les films sur la colonisation/décolonisation sont vraiment à la mode. L’Espagne s’offre également un mea-culpa sur l’une de ses colonies : la Guinée (a.k.a. Guinée équatoriale). Nous parlons aujourd’hui de Palmeras en la Nieve – Palmier dans la neige – de Fernando González Molina.

J’ai toujours adoré les films espagnols. Ils arborent toujours une atmosphère particulière que je trouve presque dépaysante. Ajoutez à cela l’aspect chantant de la langue, combo gagnant, bien que mes restes de secondaire ne me permettent hélas pas de me passer de sous-titres. Lire la suite « Romance colonialiste en demi-teinte »

Drame·Policier·Série·Thriller

Un divan, une tasse de thé et un révolver

Eh bien, voilà, je suis finalement arrivé au bout de ce fameux Mentalist. Je suis content d’être venu. Quelle aventure !71k21anzadl-_ri_

  • Le pitch de départ

Pour les quelques hommes des cavernes qui n’ont pas entendu parler de cette fameuse série très (trop) populaire, Patrick Jane est un mentaliste. C’est-à-dire un maître de la suggestion et de l’étude du comportement. À sa palette de talents s’ajoutent également l’hypnose, la repartie, faire du thé, le cynisme et un sens de l’observation à toute épreuve. Un jour où il faisait le malin à la télévision en se faisant passer pour un médium, la personne ciblée, John le Rouge, a pris la mouche et assassiné la femme et la fille de notre héros, dans un bain de sang en bonne et due forme. Le fripon ! Lire la suite « Un divan, une tasse de thé et un révolver »

Drame·Série·Thriller

Oh, ça va ! Il n’y a pas mort d’homme !

N’avez-vous jamais eu l’un de ces moments où votre péché mignon est dévoilé ? Quand cette petite chose peu recommandable que vous vous permettez, sachant pertinemment qu’elle ne jouera jamais en votre faveur, aussi inoffensive qu’elle soit, vous revient en pleine face ?screen-shot-2018-01-04-at-10-15-40-1515060958

Black Mirror, c’est ce retour de médaille. Ce moment où vous aurez envie de dire « Oh, ça va. Il n’y a pas mort d’homme. Je faisais que regarder mes mails… Je faisais que me détendre un peu… J’étais curieux de voir quel malheur est arrivé à telle célébrité ». Avec un enchaînement assez ironique de « que », « rien de mal à ça », nous essayons désespérément de nous sortir de la panade, car nous savons que nous avons un peu tort.

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